Garder la foi en l’humanité

“On nous apprends à marcher, puis à courir
mais c’est pour aller à la guerre ou au travail
On nous apprends à lire, mais c’est pour nous bourrer le mou et nous maintenir dans l’ignorance
On nous apprends à compter, pour oublier que tout est gratuit et que le partage est la seule solution valable
On nous apprends à parler, mais ce n’est que pour mieux mentir finalement
On nous apprends à croire, mais au lieu de nous unifier, cela nous divise
Et ceux qui croient sont ceux qui finalement SAVENT le moins
Bien le bonjour des oiseaux.” 
 
 
 
Voici quelques lignes écrites par Gaetan. Je me permets de les reprendre car ça me parle. Ces mots résonnent en moi. 
 Ces mots qui expriment très bien la société dans laquelle nous vivons à l’heure actuelle.  Cette société qui existe depuis au moins cinquante ans, depuis que l’on a découvert que produire toujours plus amenait à devenir toujours plus riche, plus puissant en n’ayant plus aucune limite. La seule valeur qui reste, c’est la valeur de l’argent. Et pour nous faire passer la pilule, nous nous créons une illusion. Nous pensons que c’est un mal pour bien. Nous pensons: “il nous faut bien supporter de travailler toujours plus pour avoir plus d’argent, et pour subvenir aux besoins de nos enfants, pour partir en voyage, pour acheter une voiture” et d’autres objets tout aussi absurdes les uns que les autres. Nos besoins ne cessent de grandir. A l’infini.  Pour que cette illusion semble plus réelle, il faut la construire le plus tôt possible : dès que l’enfant peut penser par lui-même, ou mieux, avant même qu’il ne puisse penser par lui-même. Croire que le monde n’est pas si mal que ça. Croire que l’on peut arriver à être dans ce monde. 
Mais on ne peut être dans ce monde. On ne peut qu’avoir. Nous avons oublié les vraies valeurs que sont le partage et l’échange de services.  
Ne nous laissons pas aller uniquement à notre égocentrisme. Restons aussi modeste dans notre manière d’agir envers les autres. Un seul homme ne peut décider de ce qui est bien pour tous. Gardons donc à l’esprit qu’un homme ne peut rien faire seul,  mais que, ensemble, on peut soulever des montagnes. Avec du temps, bien-sûr. Ce qui doit être construit ne peut se construire rapidement si l’on veut que cela dure. La durée de notre vie, c’est ce à quoi chacun aspire, il en va donc de l’intérêt de tous. Prenons exemple sur la nature pour garder patience et courage. Une graine ne devient pas tout de suite une forêt. Après l’orage, la nature se réveille, certes avec des séquelles, mais elle est toujours là, jusqu’au prochain orage violent.
Restons aussi optimiste sans tomber dans l’utopie.  Depuis toujours, quelques rares consciences sont là. Ces consciences sont éveillées. Elles savent. Mais le plus dur est de garder patience et surtout de garder foi, foi en l’humanité, de ne pas éteindre cette petite flamme qui s’est allumé chez certains et de la partager afin de réussir à allumer un grand feu, le feu de l’humanité.
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